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Bienfaits du thé sur l’organisme : que dit la science ?

Le thé est la seconde boisson la plus consommée au monde, derrière l’eau. Plusieurs légendes circulent sur son apparition et sur les premiers peuples en ayant généralisé l’usage. Ce qui est certain, c’est que l’on consommait déjà du thé plusieurs siècles avant la naissance de Jésus-Christ, en Asie. Et plus précisément au Tibet,en Inde et en Chine.

A partir de là, le thé est devenu, selon les cultures et les croyances, une boisson divine, thérapeutique, médicinale… c’est au choix. Aujourd’hui, plusieurs milliards de thés sont bus chaque jour : pour le plaisir, pour s’hydrater, parce que l’on aime pas le café… Chacun a ses raisons de préparer sa tasse de thé.

Depuis le début des années 2000, le thé, comme d’autres aliments avec lui, fait l’objet d’un marketing intense. Boire du thé ne suffit plus, il faut que le thé “améliore” la santé. Les marques de thé ont donc développé des argumentaires ayant trait à la santé, à l’automédication, au mieux-être, pour nous convaincre de continuer, ou de commencer à boire du thé.


Une simple recherche sur internet permet de dresser une liste non exhaustive des bienfaits supposés du thé : antioxydant, anticancéreux, perte de poids, régime detox, prévention des accidents vasculaires cérébraux, baisse de la tension artérielle, réduction des risques de crise cardiaque, protection des os, blancheur des dents, activateur du système immunitaire, fortifiant cardiaque, antidiabétique... la liste est longue.

Certains des effets du thé ont fait l’objet de nombreuses études scientifiques permettant d’attester un lien de causalité entre la consommation du breuvage et l’effet en question sur l’organisme…

Ce sont quelques-uns de ces effets sur lesquels nous allons nous attarder dans cet article. Non pas que les effets du thé sur l’organisme n’ayant pas fait l’objet de recherches approfondies ne méritent pas d’être cités : simplement, le lien de causalité pour ces effets supposés n’est pas scientifiquement établi. Pour le moment. Prenons un exemple à la mode, celui de l’usage du thé pour les régimes détoxifiants, dits “detox”. Aucune étude scientifique, à ce jour, n’a démontré un quelconque effet du thé sur la perte de poids. D’ailleurs, les sites internet qui prétendent que le thé fait maigrir prennent, parfois, le soin de préciser que le thé a un effet amaigrissant uniquement s’il est utilisé dans le cadre d’un régime alimentaire hypocalorique. Un argument logique, mais qui ne prouve rien sur les effets amaigrissants du thé.


Si les promoteurs du thé lui donnent parfois des vertus qui ne sont pas démontrées scientifiquement, les chercheurs ont depuis des décennies accumulé les recherches autour de cette boisson consommée partout dans le monde. Ces études ont permis d’identifier les molécules actives du thé bénéfiques pour notre organisme, parmi lesquelles les polyphénols, les flavonoïdes et les catéchines, qui sont de puissants antioxydants.

Voici quelques exemples d’effets positifs du thé sur l’organisme qui ont fait l’objet de recherches scientifiques abouties et multiples.


Lutte contre la tension artérielle

Une étude publiée dans le Cellular Physiology and Biochermistry et menée par des chercheurs danois a montré que les flavonoïdes contenus dans le thé atténuent les phénomènes d’hypertension artérielle, un problème qui touche un adulte sur trois. Les flavonoïdes activeraient une protéine, KCNQ5, responsable de l’augmentation de la taille des vaisseaux sanguins et donc de la diminution de la tension.


Propriétés anticancéreuses

Il existe de nombreuses études montrant que les consommateurs de thé ont moins de risques de développer certains types de cancers. La littérature scientifique est particulièrement riche en ce qui concerne ce type d’effet pour les cancers du tube digestif : estomac, oesophage et côlon. Une étude chinoise, menée durant plus de onze ans sur plus de 75 000 femmes, a permis de montrer que la consommation de thé, chez ces dernières, réduit les risques de tumeurs digestives de 17%, et le risque de cancer colorectal de 56%.

Une autre étude également menée sur des femmes montre que la consommation régulière de thé diminue le risque de développer un cancer du sein de 22%.


Maladies cardiovasculaires

Une étude menée par des chercheurs japonais pendant onze ans, sur près de 40 000 citoyens, a permis de mettre en évidence les effets du thé sur les risques cardio-vasculaires.

En effet, les sujets féminins de l’étude qui consommaient plus de 5 tasses de thé par jour réduisaient de 31% le risque d’accident cardio vasculaire.


Effets sur le cerveau

La caféine, un stimulant cérébral, se trouve en quantité non négligeable dans le thé. Associée à la L-théanine, molécule également présente dans le thé, elle améliore la fonction cérébrale, comme l’atteste une étude parue en 2008 dans The journal of nutrition.

Une autre étude, menée à Singapour sur des personnes âgées pendant plus de 25 ans révèle que la structure cérébrale des buveurs de thé (au moins 4 tasses par jour) est mieux conservée : concrètement, les différentes zones du cerveau sont mieux reliées chez ces sujets que chez les sujets ne consommant pas ou peu de thé.


Aussi, les bienfaits liés à la consommation de thé sont intimement liés à l’expérience de consommation et aux réactions des organismes, qui varient d’un sujet à l’autre. Le ressenti de chacun, après la dégustation d’une tasse de thé vert, noir, ou autre reste donc un moyen empirique d’évaluer les effets positifs de thé sur votre santé.


Pour en savoir plus sur les nombreuses recherches scientifiques menées autour du thé et de ses effets sur l’organisme :